Organisation du CAVAC

Les informations sur le CAVAC du Saguenay–Lac-Saint-Jean sont regroupées sous les thèmes suivants  :

Équipe professionnelle

Toutes les personnes qui font appel aux services du CAVAC de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean peuvent compter sur une équipe professionnelle compétente formée d’intervenantes diplômées en travail social, dont certaines sont membres de l’Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec.

L’expertise acquise dans les domaines de l’intervention sociojudiciaire et post-traumatique permet au personnel du CAVAC d’intervenir efficacement en situation de crise, et d’assurer aux victimes qu'elles seront traitées avec respect par le système judiciaire.

La formation continue des intervenantes constitue une priorité pour l’organisme.

Historique

Vers la fin des années 1970, un vaste courant social se manifeste en faveur des victimes de toutes les formes de criminalité. Le Québec participe à ce mouvement dans plusieurs domaines et de multiples façons tout en demeurant attentif à l'ensemble du phénomène de la « victimisation ». Le courant féministe, pour sa part, réclame la création d'organismes communautaires afin de développer des services pour les femmes victimes de violence et la mise sur pied de centres d'aide et de lutte pour les agressions à caractère sexuel (CALACS).

D'autres groupes exigent qu'on accorde une attention particulière à toutes les victimes sans oublier leurs proches. Certains programmes sont alors mis sur pied, mais doivent être interrompus faute de financement adéquat. L'association québécoise Plaidoyer-Victimes contribue largement, durant toutes ces années, à la reconnaissance des droits des victimes.

Dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, en 1979, la plupart des groupes communautaires participent à un colloque sur la violence, parrainé par le ministre de la Justice d’alors, Me Marc-André Bédard. Ce colloque met en évidence le besoin de ressources pour les victimes d'actes criminels sur le plan judiciaire.

Mme Marthe Vaillancourt a déjà préparé un plan d'intervention qui sera soumis au ministre de la Justice au début de 1980. Bien des discussions et plusieurs rencontres sont nécessaires avant que ne débute, le 8 février 1981, un programme d'aide aux femmes victimes de violence, au Bureau des enquêtes criminelles de la Sûreté du Québec (SQ), à Chicoutimi. Jusqu'en juin 1984, des services d'aide, de soutien et d'accompagnement au palais de justice sont offerts aux femmes victimes de violence.

Les coupures de postes à la SQ contribuent au déplacement du programme d’aide vers le CLSC Saguenay-Nord. Une équipe d'intervenantes, mise sur pied en 1985, offre aux femmes victimes de violence une intervention complète, pendant que madame Vaillancourt continue l'accompagnement dans le système judiciaire.

D'année en année, de renouvellement en renouvellement, le projet continue. Quand le ministre Herbert Marx devint titulaire de la Justice, il entreprend une vaste consultation à travers la province. La région du Saguenay est alors la seule région à bénéficier de services tels que ceux offerts par madame Vaillancourt.

Après analyse des différentes interventions organisées partout en Europe et au Canada, le ministre revient au Québec pour présenter le cadre de travail qu'il a retenu. Sur la base du projet visant les femmes victimes de violence, il décide d'étendre les services à toutes les victimes d'actes criminels.

Sous son parrainage, l'Assemblée nationale adopte, le 16 juin 1988, la Loi sur l’aide aux victimes d’actes criminels afin de doter le Québec d'une politique globale d'aide aux victimes et d'un réseau de centres d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC). Deux CAVAC sont mis sur pied à Montréal et à Québec, sous le parrainage des YMCA locaux.

Le 16 août 1988, le Service d'aide aux victimes d'actes criminels de Chicoutimi reçoit ses lettres patentes et inaugure le CAVAC Saguenay–Lac-Saint-Jean. Celui-ci débute ses activités officielles et, au début de 1989, s'installe dans de nouveaux locaux. Le CAVAC du Saguenay–Lac-Saint-Jean est le premier CAVAC autonome, et le premier à disposer d'une salle pour les victimes et les témoins à l'intérieur du palais de justice.

La directrice du CAVAC, Marthe Vaillancourt, reçoit, en 1998, le Prix de la Justice. Le CAVAC Saguenay–Lac-Saint-Jean est un CAVAC militant et véritablement engagé dans l’aide aux victimes. En plus de participer à des activités de prévention et de rédiger des mémoires sur divers projets de loi, le CAVAC Saguenay–Lac-Saint-Jean est à l'origine de plusieurs activités en faveur des enfants témoins de violence et de la sécurité des femmes ou encore pour contrer les abus faits aux personnes âgées. Le CAVAC Saguenay–Lac-Saint-Jean a lancé également le projet Accord-Victimes qui permet de joindre les victimes dès le début du processus judiciaire.

En conclusion, le CAVAC Saguenay–Lac-Saint-Jean est fier du travail accompli pendant toutes ces années et continue d’aider de plus en plus de victimes. Les intervenantes détiennent un baccalauréat ou un diplôme d'études collégiales en travail social. Le CAVAC bénéficie également des services de stagiaires de l'Université du Québec à Chicoutimi et du Cégep de Jonquière qui, tout en complétant leur formation, représentent un apport précieux pour l'organisme.

Territoire d'intervention

Le territoire d’intervention du CAVAC du Saguenay–Lac-St-Jean correspond sensiblement au territoire desservi par les palais de justice de Chicoutimi (district de Chicoutimi), d’Alma (district judiciaire d’Alma), de Roberval (district judiciaire de Roberval) et de Chibougamau (district judiciaire d’Abitibi).

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